Séminaires du centre 2017-2018

« Patrimoines, territoires »

Séminaire transversal du centre « Textes et Cultures », 2017-2018

Le séminaire transversal du centre « textes et Cultures » s’inscrit pleinement dans la perspective du Domaine d’Intérêt Majeur « Patrimoines, terrtoires, transculturalités » défini par l’université d’Artois. Les chercheurs en lettres, en langues, en civilisation étrangère, en communication et en arts entreprennent de s’approprier les notions de « patrimoines » et de « territoires » et de s’interroger sur la pertinence de ces notions pour penser les objets et les méthodes de leurs recherches. Il s’agit d’interroger les derniers états de la recherche dans les différentes disciplines représentées au sein de « textes et Cultures » et de réfléchir de manière pluridisciplinaire aux outils, aux notions et aux objets de chacun de ces « territoires ».

 

 Première séance : le mercredi 13 décembre, 15h-18h, organisée par Anne Besson et Eléonore Hamaide

« Le fonds CRILJ, un patrimoine à exploiter? »

CRILJ 2017

Le Centre de Recherche et d’Information sur la Littérature pour la Jeunesse, (CRILJ) a déposé son fonds (livres et archives) à l’université d’Artois en 2008. Nous voudrions tout d’abord mettre au jour la singularité de ces archives au regard des autres institutions comparables dans leur longévité ou par leur vocation informative et critique et montrer que ces archives témoignent d'une identité culturelle voire politique et sociale forte. Le fonds du CRILJ peut également être vu comme un pan de la construction et de la reconnaissance d'une littérature et culture de l'enfance.

Présentation de la séance par Anne Besson

Présentation du fonds et des principaux axes de recherche (en cours et envisagés) par Eléonore Hamaide-Jager

Bilan d'une recherche sur les prix littéraires par Florence Gaiotti et Guillemette Tison

Bilan des rencontres "Grands témoins" par Francis Marcoin

Temps de dialogue avec le public

   

Deuxième séance : le mercredi 31 janvier, 15h-18h, organisée par Marine Roussillon

« Reconstitutions : art, littérature, histoire ? »

2018 Sém reconstitutions

En présence de Guillaume Mazeau (université de Paris I-Sorbonne)

Comment restituer le passé tout en lui donnant une pertinence, une valeur pour le présent ? Comment ces opérations de « reconstitutions » mettent-elles en jeu les relations entre littérature, arts et histoire ?

Guillaume Mazeau (Université Paris 1) présentera quelques-unes des expériences de reconstitution du passé révolutionnaire auxquelles il a participé : la rénovation des salles de la Conciergerie consacrées à la Révolution et l’usage de la réalité augmentée avec l’« histopad », la pièce de théâtre Ça Ira ! Fin de Louis de Joël Pommerat et le projet de maison de Robespierre à Arras.

La conférence sera suivie d’une discussion avec Pierre Longuenesse (équipe Praxis) et Marine Roussillon (équipe Translittéraires).

 

Troisième séance : le mercredi 14 février, 15h-18h, organisée par Gloria Awad

« Cultures numériques : un nouveau paradigme de l’écriture ? »

Ce séminaire s’appuie sur les concepts de notations pré-chirographiques et documentaires, telles qu’elles ont été formalisées dans les recherches sur l’écriture et sur le document, dans leur signification large d’écriture non systématisée – sans code ou de connotation – et de trace non seulement écrite. Le concept de post-chirographie permet de rendre compte de la documentarisation généralisée opérée par la numérisation ou digitalisation actuelle, laquelle renvoie à une écriture numérique généralisée du monde. Cette écriture digitale opère sur le monde en tant que tel, avec une envergure qui en recouvre pratiquement la totalité. Elle opère également sur les multiples écritures déjà existantes, dans une redocumentarisation généralisée. Dans un cas, comme dans l’autre, elle correspond au déploiement d’un nouveau paradigme de l’écriture qui prolonge et transforme les cultures pré-chirographique et graphique scribale et typographique.

  

Quatrième séance : le mercredi 21 mars 2018, de 15h à 18h, organisée par Julie Assouly, Jaime Céspedes et Kevin Dwyer

« Transferts Littérature – Cinéma »

L'objectif de ce séminaire est d'étudier plusieurs adaptations littéraires au cinéma afin de montrer différentes méthodes d'analyse et de pouvoir discuter autour d'elles. Les intervenants analyseront dans leur communication des cas pratiques à l'aide de textes littéraires et de séquences filmiques choisis, qui seront distribués et projetés pendant le séminaire. Ensuite, les discussions entre les communicants et avec les assistants permettront de parler des difficultés que pose la technique de l'adaptation, de comparer les méthodes utilisées et de les justifier devant les assistants. Ceux-ci trouveront dans les communications des orientations méthodologiques, des pistes de recherche et des conseils bibliographiques et filmographiques.

 

Interventions prévues :

Julie Assouly : "Les frères Coen et la littérature : de la citation à l'adaption"

Jaime Céspedes : "La vie et l'oeuvre de Goya dans la littérature et la cinéma allemands : 'Le roman de Goya' de Lion Feuchtwanger et son adaptation dans le film 'Goya' de Konrad Wolf"

Kevin Dwyer : titre à définir

 

Bibliographie indicative :

Cléder, Jean, et Laurent Jullier, Analyser une adaptation : du texte à l'écran, Paris, Flammarion, 2017.

Clerc, Jeanne-Marie, L'Adaptation cinématographique et littéraire, Paris, Klincksieck, 2004.

 

Cinquième séance : le mercredi 11 avril 2018, de 15h à 18h, organisée par Marine Roussillon

« Généalogies »

L’écriture généalogique convoque le passé pour forger un patrimoine, revendiquer des identités (individuelles ou collectives), construire et légitimer des hiérarchies. Écriture du passé, elle interroge les frontières entre littérature et histoire et pose le problème de la valeur accordée à la fiction, à l’ancêtre imaginaire, aux héritages fantasmés. Myriam White-Legoff explorera ces questions à partir de la figure de Mélusine, dans les romans médiévaux et dans leur réception contemporaine. Marine Roussillon présentera les usages de la figure du troubadour dans les généalogies de la noblesse provençale et du genre du conte de fées au 17e siècle.

  

Sixième séance : le mercredi 16 mai 2017, de 15h à 18h, organisée par Sandrine Marchand, Nicolas de Ribas et Anne-Gaëlle Weber

« Littératures, arts et environnement : bilan et perspectives critiques »

Depuis quelques années déjà, les études d’« écocritique » et d’ « écopoétique » venues majoritairement des pays anglo-saxons, se sont développées en France, notamment à partir des travaux de Michel Collot et de Kenneth White. Ces domaines ont été souvent abordés par des géographes, des sociologues et des philosophes. Elles ont connu un renouveau en France dans le domaine des études littéraires avec la constitution de l’équipe « Ecolitt » à Angers. La sixième séance de notre séminaire sera l’occasion de faire le point sur les références critiques et les perspectives théoriques déployées dans ces domaines, sur leurs limites et sur leurs éventuelles lacunes, ne serait-ce qu’en se posant la question de la fécondité, pour les études littéraires et artistiques, de telles approches et celle des conséquences éventuelles sur la définition de ces études et de leurs objets, de l’usage des théories « écocritiques » ou « écopoétiques ». Que peuvent l’art et les lettres pour l’environnement ? Et que peut l’environnement pour la recherche en arts et en lettres ?

La séance est conçue comme une table ronde ouverte où s’exprimeront notamment les organisateurs en dressant un « bilan » et des « perspectives » de la recherche en « écocritique » dans chacun de leur domaine.